Accessibilité - Page 2

  • Près de 100 000 signatures pour l’accessibilité !

    Près de 100 000 personnes ont déjà signé l’appel de l’APF soutenu par Philippe Croizon pour dire OUI à l’accessibilité sur www.necoutezpasleslobbies.org et www.change.org/accessibilite.

    Lancé jeudi 13 mars sur la plateforme www.change.org, ce succès rapide montre que le combat pour l’accessibilité réunit largement les Français en étant ni partisan, ni communautaire et il est révélateur d'une véritable demande sociale, puisque l'accessibilité profite à de nombreux publics (personnes âgées, parents avec poussette, femmes enceintes, etc.).

    L’APF appelle donc à poursuivre et amplifier ce véritable élan de solidarité qui dit aussi l’envie d’égalité et de fraternité des Français. 

    > La liberté d’aller et de venir ne doit pas attendre jusqu’à 10 ans de plus !

    Par rapport au retard de la France en matière d’accessibilité, le gouvernement envisage une programmation pluriannuelle des actions de mise en accessibilité, c'est-à-dire un dispositif avec des effets concrets, visibles, tangibles, année après année, constatables par un premier bilan au bout de 12 mois.

    Concernant les délais envisagés qui peuvent aller jusqu’à 10 années supplémentaires, le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) a manifesté, la semaine dernière, sa réprobation la plus totale.

    Pour l’APF, après 40 ans d’immobilisme (la 1ère loi date de 1975 !), il est inacceptable de devoir attendre jusqu’à 10 ans de plus pour voir se concrétiser une réelle liberté d’aller et de venir.

    L’APF réitère avec force que l’accessibilité est un droit fondamental, qui ne peut devenir effectif qu’avec la continuité complète de la chaîne de déplacement et d’activité.

    L’APF demande donc fermement que les délais soient resserrés, conformément à l’engagement pris par le Premier ministre lors du Comité interministériel du handicap du 25 septembre 2013.

    L’accessibilité concerne l’ensemble de la population :

    • les personnes en situation de handicap, qui représentent 10 à 15 % de la population ;

    Mais aussi :

    • les personnes âgées, à l’heure où le gouvernement prépare une loi sur l’adaptation de la société française au vieillissement ;
    • les blessés temporaires ;
    • les voyageurs avec bagages ;
    • les femmes enceintes ;
    • les parents avec poussettes, ainsi que les familles nombreuses ;
    • les cyclistes, qui ont besoin d’une voirie sans obstacles ;
    • les 80 millions de touristes étrangers accueillis chaque année, et en quête de signalétique ;
    • et toutes les personnes valides pour le confort que cela procure.

    La liberté et l’égalité passent aussi par l’accessibilité.

    Au-delà de la pétition, les adhérents de l’APF sont plus déterminés que jamais et attendent des réponses claires du gouvernement.

    Pour signer la pétition : www.necoutezpasleslobbies.org ou www.change.org/accessibilite

  • Accessibilité en France : 40 ans d’échec et bientôt 10 de plus !

    Alors que la concertation nationale sur les agendas d’accessibilité programmée (Ad’AP) s’est achevée hier, l’Association des paralysés de France (APF) et la FNATH tiennent à faire part de leur profonde inquiétude devant les options proposées pour rendre la France accessible.

    En dépit de trois lois (dont la première date de 1975), faisant de l’accessibilité une obligation nationale, les pouvoirs publics n’ont pas accompagné ce cadre législatif par une impulsion politique et financière et une grande majorité des acteurs ont joué la carte de l’attentisme ! Aujourd’hui l’APF et la FNATH font l’amer constat que l’échéance d’accessibilité de la France pour 2015 ne sera pas respectée et que les personnes en situation de handicap devront encore patienter entre 3 et 10 ans pour pouvoir vivre comme des citoyens ordinaires !

    L’APF et la FNATH refusent cette solution inacceptable !

    Après 40 ans d’attente, les 9,6 millions de personnes en situation de handicap[1], les personnes âgées, les parents avec poussettes, les femmes enceintes et les 91% de Français qui considèrent que l'accessibilité est un enjeu de société qui concerne tout le monde[2], ne peuvent plus attendre !

    Aussi, l’APF et la FNATH, qui ne peuvent accepter de tels délais, demandent au Premier ministre que les échéances soient effectivement resserrées afin de permettre la participation pleine et entière de tout un chacun à la vie de la Société française.

     

    Suite au rapport de la sénatrice Claire-Lise Campion sur l’accessibilité en mars 2013, un travail de concertation sur les Ad’AP a été lancé en septembre dernier sur la proposition du Premier ministre.

    Si l’APF et la FNATH saluent la démarche et le travail engagé, elles ne peuvent que regretter la nécessite du recours à cette concertation qui traduit un échec cuisant de la France à faire respecter la mise en œuvre de l’accessibilité ! Depuis la loi sur l’accessibilité de 1975, et plus encore depuis la loi handicap du 11 février 2005, les associations n’ont cessé de demander un accompagnement fort, une impulsion politique claire et des dispositifs financiers adaptés.

    Pourtant, après 40 années de retard, les associations en sont toujours réduites à devoir convaincre du bien-fondé des aspirations légitimes des personnes à mobilité réduite !

    Les arguments avancés de la crise financière de 2008, dont les pouvoirs publics disent qu’elle est désormais derrière nous, et de la raréfaction des ressources publiques, ne peuvent ni expliquer ni justifier les années de retard prises dans la formalisation des documents de programmation et de diagnostics exigés par le législateur dès 2005 !

     

    Et aujourd’hui le dispositif des Ad’AP prévoit encore un délai supplémentaire inacceptable de 3 à 10 ans ! Si les Ad’AP présentent quelques aspects positifs (existence de sanctions financières en fin d’Ad’AP pour non réalisation des engagements pris ; possibilité d’annuler un marché public en cas d’acquisition de matériel roulant inaccessible, …), ils comportent également de nombreuses lacunes qui font douter de leur efficacité ! Ainsi, l’APF et la FNATH déplorent entre autres l’absence de sanction pour non dépôt d’Ad-AP ; l’absence de sanction financière en fin d’Ad’AP pour tous les types de transports ; le manque de garantie de mise en accessibilité automatique des points d’arrêts pour les élèves en situation de handicap ; la faiblesse de l’amende encourue en cas d’irrespect de la première tranche de travaux pour les établissements recevant du public.

     

    L’APF et la FNATH, qui ne peuvent accepter de tels délais, demandent au Premier ministre que les échéances soient effectivement resserrées afin de permettre la participation pleine et entière de tout un chacun à la vie de la Société française.

     



    [1] Source : INSEE

    [2] Sondage IFOP 2011

  • Seconde édition de la journée de l'accessibilité à Perpignan

    Une belle journée de sensibilisation au handicap, et plus particulièrement aux réalités de l’inaccessibilité, s’est déroulée sous un soleil radieux le samedi 26 octobre, place Arago à Perpignan. Cette action solidaire de l’AFM, l’APF et Cohérence Réseau a été organisée avec le soutien du Rotary club et du Collectif inter associatif Handicap 66.

    Cette journée nationale de l’accessibilité avait un double objectif. Elle consistait à la fois à sensibiliser le grand public au handicap et à faire connaître le site participatif jaccède.com qui répertorie les lieux accessibles aux personnes handicapées.

     

    Un parcours fauteuil était proposé aux passants. Marche, dévers, gravier… Différents obstacles du quotidien à franchir assis dans un fauteuil roulant. Une quarantaine de personnes ont tenté l’expérience et se sont mises dans la peau d’une personne en situation de handicap. Ils ont pu prendre conscience par eux même des difficultés que peuvent rencontrer les personnes handicapées au quotidien.